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18 techniques pour apprendre au sein d’une équipe – épisode 3 – les apprentissages en réseau

Marc Dennery, 10 avril 2014

tutorat_2Nous avons vu dans deux posts précédents comment un manager pouvait développer son équipe grâce aux apprentissages dans l’action et collaboratifs. Nous terminons ce rapide tour d’horizon des techniques d’apprentissage au sein des équipes par les apprentissages en réseau.

Les apprentissages en réseau

Les apprentissages en réseau ne se limitent pas aux seuls apprentissages sur les réseaux sociaux. Ils les intègrent évidemment, mais le manager peut également organiser du “réseautage“ dans la vie réelle. Il lui suffit d’amener ses collaborateurs à s’ouvrir sur leur environnement et à sortir de leur équipe.

Les réseaux sociaux d’entreprise

Les réseaux sociaux d’entreprise sont l’archétype des apprentissages en réseau. Mais reconnaissons qu’ils sont loin de fonctionner dans toutes les entreprises. Beaucoup d’entreprises n’ont pas encore d’outils et surtout elles ont du mal à mobiliser leurs salariés à aller sur ces réseaux. Certaines sont mêmes frileuses et beaucoup trop “contrôlantes“.

Soyons optimistes, les pratiques devraient changer rapidement. La bonne nouvelle vient des outils. Yammer a été racheté mi 2012 par Microsoft et la firme de Redmond déploie à grande vitesse son nouveau réseau social. Les entreprises vont s’en emparer. Parallèlement des entreprises ont déjà de beaux retours d’expériences dans le domaine tel Bouygues telecom avec ses woobees.

Ce type de réseau social interne est probablement LA solution pour animer des communautés d’experts et plus largement les fonctions supports. Ils favorisent la veille, le partage des meilleures pratiques, l’innovation… et remplacent avantageusement les formation de perfectionnement.

La veille sur Internet

Il y a tout sur Internet, il suffit d’aller le chercher. Mais le syndrome de l’infobésité nous guette. Les collaborateurs d’une équipe n’ont pas le temps de passer des heures à surfer pour trouver l’info à haute valeur ajoutée. Travailler seul dans ce domaine est difficile. A l’inverse, répartir les rôles entre équipiers, inviter chacun à contribuer à sa façon à rechercher l’information ou la formation utile pour l’équipe et la réunir par exemple dans un scoop it d’équipe est facile à mettre en place et permet un excellent retour sur investissement.

Les réunions de veille

La veille peut se faire sur Internet, mais également dans la vrai vie. Le manager peut mettre en place par exemple des réunions sur un sujet précis en lien avec l’activité actuelle ou future avec un “veilleur“. Les “veilleurs“ sont plus nombreux qu’on ne l’on croît. Il peut s’agir de consultants externes, de formateurs spécialisés, de clients ou de fournisseurs, d’experts d’entité ou de site externes à l’équipe. Ces réunions insufflent des connaissances à haute valeur ajoutée. Elles favorisent elles-aussi l’innovation et la créativité des équipes.

La participation dans les réseaux professionnels

Les réseaux professionnels ont toujours existaient. Club, associations, amicales (c’est l’origine du GARF, par exemple) sont une source d’apprentissage exceptionnelle. Problème : le plus souvent c’est seulement le collaborateur qui y participe et qui se forme. Il revient au manager de dépasser cette difficulté et d’organiser le partage des connaissances issues des participations aux clubs. Inviter les collaborateurs à faire des présentations, des notes de synthèses, à se faire remplacer par un collègue quand le titulaire ne peut y participer… autant de manières simples de passer d’une gestion indiviuelle à une animation collective des participations dans les réseaux professionnels.

Immersion dans les autres services clients – fournisseurs

Les équipes se vivent souvent en silo et la grande majorité des difficultés vient du fait de l’incompréhension mutuelle entre services intervenant sur une même chaîne de valeur. L’immersion dans les autres services en amont et aval de la chaine permet de remédier à cette difficulté. Le principe est simple. Il est inspiré des émissions de télé du type “vis ma vie“. Durant une journée, les collaborateurs du marketing vont vendre en boutique et réciproquement. Les collaborateurs de production passe une journée dans le service des méthodes et réciproquement. La réussite tient dans la préparation. Il ne s’agit pas de faire du tourisme professionnel mais bien de se mettre à la place de l’autre et ainsi de mieux comprendre en quoi mon comportement peut impacter son environnement.

Benchmarking

Le benchmarking est une méthode de management qui consiste à se comparer entre entreprises afin de copier les meilleures idées, de les améliorer et par conséquent d’innover. Il est souvent réservé aux cadres supérieurs des directions supports. Mais le benchmarking a aussi des vertus pédagogiques. Il peut être réalisé à tout niveau dans le simple but d’apprendre et de s’ouvrir sur d’autres façon de faire. Là aussi il suffit de l’organiser et d’y consacrer un peu de temps. Cette technique n’a évidemment d’intérêt que si le manager organise le partage de savoir à l’issue du benchmarking.

 

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