Nous démarrons, avec ce premier dossier sur la pédagogie inversée, une série d’articles sur les tendances en formation. La pédagogie inversée, c’est « le cours à la maison, les devoirs en classe ». Ce n’est pas une totale nouveauté pour les formateurs qui pratiquent depuis quelques années cette approche, mais elle tend à se généraliser grâce aux apports du digital learning.
Apports de la pédagogie inversée
- Renforcer l’implication des apprenants (en se préparant avant la formation, comme on se documente avant de partir en voyage).
- Personnaliser les parcours (en donnant des consignes de préparation différentes aux apprenants).
- Intensifier les formations (les apports fondamentaux n’ont plus à être transmis en formation, ils sont acquis préalablement).
- Favoriser une approche cycliques des apprentissages (cf. théorie de Kolb : expérience concrète / observation réfléchie / conceptualisation abstraite / Expérimentation active).
- Renverser le sens pédagogique : du formateur transmet le savoir à l’apprend s’approprie voire crée la connaissance.
Limites de la pédagogie inversée
- Risque d’hétérogénéité des groupes : il y a ceux qui ont réellement préparé et ceux qui n’ont pas ou peu préparé.
- Travail de conception accru (conception des ressources et des consignes de préparation).
- Nécessite un niveau de compétence plus élevé de la part des formateurs (davantage consultant, accompagnateur que simple « transmetteur de savoir »).
Intérêt de la mise en oeuvre de la pédagogie inversée
- C’est un moyen efficace pour en finir avec le formateur « transmetteur de savoir » et rendre les apprenants réellement acteurs de leur apprentissage.
Quelques liens pour aller plus loin…
- Article du Professeur Marcel Lebrun distinguant trois niveaux de pédagogie inversée. Cliquez ici.
- Témoignage d’un enseignant ayant mis en place la classe inversée et qui finit par se demander s’il ne va pas finir par « tout faire en classe ». Autrement dit, la pédagogie inversée, c’est bien plus que le simple principe « le cours à maison et les devoirs à l’école », c’est un véritable changement de paradigme. Cliquez ici.
- Un article de Thot Cursus qui relativise le phénomène et nous fait bénéficier d’une infographie qui vaut mieux qu’un long discours. Cliquez ici.
- La classe inversée a même son site dédié www.classeinversee.com et il très bien fait !
- Une synthèse québécoise et d’autres liens pour aller encore plus loin… Cliquez ici.
- Un dossier complet d’Edupronet. Cliquez ici.
- Un article d’Educavox présentant une interview d’Héloise Dufour. Cliquez ici.
