Le blog de C-Campus

Adeline Fedrizzi – GREEN Conseil : “L’AFEST s’impose pour le management de projets, d’équipes et des sujets transverses !”

Cantonnée par certains aux compétences techniques, l’AFEST révèle aussi sa puissance sur des terrains plus subtils : ceux du management et des soft skills. À travers le retour d’expérience d’Adeline Fedrizzi de GREEN Conseil  et de Yann Coirault, Ingénieur Pédagogique et Référent AFEST certifié par C-Campus , une conviction s’impose : posture, communication, légitimité ou influence s’acquièrent d’autant mieux qu’elles sont travaillées en situation réelle, dans la durée et avec un accompagnement réflexif exigeant.

Loin des approches descendantes, l’AFEST permet d’ancrer dans l’action des compétences décisives… dans le projet AFEST d’Adeline et Yann, celles de « Contract Management » en l’occurrence.

Avant toute chose, Adeline et Yann, pouvez-vous vous présenter ?

Adeline FEDRIZZI :  je suis associée chez GREEN Conseil, consultante spécialiste en Contract Management et j’accompagne depuis de nombreuses années les directions juridiques et contractuelles d’organisations, dans leurs projets de transformation et d’ingénierie contractuelle.

Yann COIRAULT : je suis consultant formateur et ingénieur pédagogique depuis plus de 25 ans, dernièrement chez Lefebvre Dalloz Compétences. Je suis par ailleurs Référent AFEST certifié par C-Campus.

C-Campus : Quelles sont les « origines » de votre binôme ?

Adeline : Fondé en 2004, GREEN Conseil est partenaire de longue date de Lefebvre Dalloz Compétences sur plusieurs thématiques et spécialiste en France du Contract Management. Nous nous sommes trouvés un point commun entre Yann, expert de la conception pédagogique et moi-même, experte du Contract Management : la passion de la transmission et de la montée en compétences utile au quotidien.

C-Campus : Sur quel projet / quel « métier » avez-vous collaboré ?

Yann : Nous cherchions conjointement à rendre le parcours de formation sur cette thématique du « Contract Management » plus efficace et opérationnel. En tant que référent AFEST, je portais le projet de dispositifs hybrides incluant les bonnes pratiques de cette modalité.

Adeline : Lorsque Lefebvre Dalloz a validé le projet de création de la première AFEST de France en Contract Management. Nous avons collaboré tout au long du processus de réflexion et de conception associé à cette première nationale !

C-Campus : Quels sont les points clés de l’analyse de la demande et du besoin de formation inter-entreprises qui ont justifié le recours à l’AFEST dans le parcours ?

Yann : La diversité des contextes et des niveaux des participants habituels pour ce type de formation rendait l’adaptation en groupe délicate. Les besoins des participants peuvent, en effet, être très divers, stratégiques, opérationnels, organisationnels, posture et savoir-être, … La réponse initiale consistait à proposer des parcours longs en additionnant des « briques » et produire un parcours le plus complet possible afin de couvrir toutes les attentes.

La demande porte aujourd’hui sur une diminution du temps théorique et une augmentation de temps de pratique terrain, l’accompagnement individuel étant considéré comme un must.

Adeline : Le Contract Management est un travail d’artiste et d’orfèvre si j’ose dire… qui varie (en termes de posture et compétences à activer) tellement d’un contexte à l’autre, qu’il ne peut y avoir une formation « catalogue » qui réponde à tous les besoins. Le Contract Management se vit, et se transforme à mesure qu’il se développe : il semblait évident de proposer une AFEST permettant de poser les bases en collectif et de suivre leur mise en œuvre dans le temps, en fonction des contextes, des personnalités, des niveaux d’intervention et des attentes au sein de leurs organisations.

C-Campus : Quels points forts de l’AFEST vous semblaient les plus intéressants ?

Yann : Le dispositif repose sur la construction d’un parcours individualisé, articulé autour de « situations emblématiques », fidèles à la réalité de chaque fonction, garantissant ainsi une pertinence immédiate. L’accompagnement individuel agit comme un catalyseur, fluidifiant la mise en dynamique et assurant un transfert direct des acquis sur le poste de travail, tandis que l’autonomisation des apprenants devient le moteur naturel de la mise en pratique.

Adeline : Grâce à un suivi dans la durée, l’appropriation des compétences et leur application terrain sont évaluées en temps quasi réel, offrant une visibilité précise sur la montée en puissance. Au-delà de la technique, ce processus tisse un lien de confiance solide, tant au sein du groupe qu’entre le formateur et les apprenants, à travers la richesse des échanges collectifs et individuels. Il répond enfin à une attente majeure : proposer un parcours qui ne s’achève pas avec la fin des cours, mais seulement une fois la mise en œuvre concrète réussie et pérennisée.

C-Campus : Comment a été réalisé l’ingénierie du parcours multimodal ? Qui a fait quoi dans le binôme dans l’ingénierie et le déploiement ?

Yann : En tant que référent AFEST, j’interviens sur l’aspect global et pédagogique du dispositif, afin qu’il respecte les règles de l’art des bonnes pratiques et des exigences de la loi sur l’AFEST ; analyse des activités de la fonction Contract Management, construction de la structure globale du dispositif hybride (temps collectif, temps individuels, espacements des interventions) indicateurs d’évaluation, formalisation.

Adeline : Comme experte Contract Management j’apporte mon expérience et ma vision du métier : apport de contenus, d’exemples concrets, d’exercices pédagogiques, situations réelles de travail du quotidien, tant au niveau stratégique qu’opérationnel ; avec une connaissance avérée des difficultés à déployer le Contract Management en environnements de travail

À l’échelle de notre duo, nous avons donc identifié des situations emblématiques, rédigé le programme de formation (objectifs, contenu, méthodes pédagogiques), et défini l’ingénierie pédagogique.

Si vous voulez vous former pour devenir “référent(e) AFEST”, bénéficier de nos 10 outils de la Méthode AFEST© de C-Campus et de notre jeu “Accompagnateur AFEST” et ses 36 trucs et astuces pour former et accompagner en situation de travail : formation@c-campus.fr.

C-Campus : Quel bilan quantitatif et qualitatif tirez-vous ? Quels ont été les retours des participants et de leurs N+1 ?

Adeline : Le dispositif avec AFEST se distingue par une montée en compétences ultra-rapide et efficace, générant des transformations visibles dès la fin des sessions collectives, grâce à des objectifs concrets directement applicables au retour au travail. Cela permet une clarification essentielle du métier, de la fonction et de la légitimité de chacun, favorisant des échanges riches et solidaires malgré la diversité des organisations représentées.

La réussite du parcours repose largement sur les rendez-vous individuels qui imposent de prendre le temps nécessaire pour approfondir les acquis, prendre du recul et préparer la mise en œuvre des actions décidées. Cette dynamique crée un continuum où les apports théoriques et les évolutions pratiques se nourrissent en temps réel, activant les connaissances sur la base du concret.

Enfin, le dispositif oblige à mobiliser l’énergie requise pour mettre temporairement de côté l’opérationnel et traiter les sujets de fond, garantissant ainsi que les réflexions initiées en formation se concrétisent durablement dans le quotidien professionnel grâce au suivi imposé. Les apprenants le disent eux-mêmes :

« Des apports et évolutions qui se suivent en temps réel ; permet la réactivation des connaissances sur la base du concret. »

« Cette formation impose de mobiliser le temps et l’énergie nécessaires pour mettre de côté l’opérationnel, et traiter les sujets de fonds, on voit que cela se concrétise au day to day »

« Ce que l’on apprend et réfléchit en formation : les RDVs de suivi imposent de le faire »

C-Campus : Quels sont selon vous les effets les plus visibles de l’AFEST sur la compétence et la maitrise du job de « Contract Manager » ?

Adeline : Ce job est si protéiforme qu’il est très difficile de trouver une formation adaptée à son contexte et à son activité. L’AFEST est bâtie sur une approche visant la maîtrise du sujet et de la fonction, au travers des essentiels de l’activité, couplés à des enjeux de posture, le fait de savoir « vendre » son expertise et savoir « se vendre » en tant que « meilleur allié des projet », qui sont des compétences en tant que telles !

Non seulement le dispositif in situ permet la montée en compétences sur les outils, méthodes, process et pratiques incontournables, mais aussi de définir individuellement et collectivement ce qui correspond le mieux à son contexte de travail, opérationnel et stratégique. L’AFEST permet d’éprouver cela en direct, de prendre du recul, d’utiliser les modèles proposés en les mettant à l’épreuve en “Réalité Réelle”.

C-Campus : Une des idées reçues sur l’AFEST est qu’elle concernerait uniquement les domaines et compétences techniques : qu’en pensez-vous ?

Adeline : Les retours du terrain sont sans équivoque : l’AFEST s’impose comme la méthode de référence pour les métiers du management de projets, d’équipes et des sujets transverses tels que le Contract Management. Bien que cette discipline soit technique et que « l’AFESTisation » de ses formations se justifie pleinement, limiter son potentiel à cet unique aspect serait réducteur.

L’AFEST possède une force de frappe supérieure : elle rend concret et immédiatement opérationnel n’importe quel projet pédagogique. Pour le Contract Management, domaine encore trop méconnu et en quête cruciale de légitimité, cette approche n’est pas seulement pertinente, elle est idéale pour ancrer durablement son expertise.

Yann : on parle souvent de « geste métier » lorsqu’on parle d’AFEST. Or ceci n’est pas seulement réservé aux gestes techniques. La préparation d’une réunion, l’élaboration d’un calendrier projet, la sensibilisation à une thématique, la communication sont des gestes métier. Ces gestes demandent méthode, savoir-faire et entraînement comme pour les gestes techniques.

C-Campus : Si c’était à refaire, quels seraient les éventuels points d’amélioration du parcours de formation ?

Adeline : La conception d’un tel parcours exige une anticipation rigoureuse de la charge de travail : l’ingénierie pédagogique, le choix stratégique des méthodes pour les sessions collectives, la définition de situations de travail emblématiques et la structuration des compétences à éprouver lors des suivis individuels représentent un investissement préparatoire important.

Mais cet effort initial est le prix de l’excellence : une AFEST parfaitement huilée, qui délivre toute sa valeur, transforme les pratiques et satisfait durablement ses participants. La clé du succès réside dans une anticipation lucide de cette charge et le choix d’un partenaire capable de la porter avec vous.

C-Campus : En conclusion quels enseignements tirez-vous de ce parcours intégrant l’AFEST, au regard de la formation professionnelle, en général ?

Adeline : La réaction est unanime : “Enfin une formation qui ne s’arrête pas à la porte de l’organisme de formation ! C’est le formateur qui se déplace dans l’entreprise”. C’est toute l’essence de l’AFEST : l’alliance d’un socle théorique solide et d’un suivi exigeant pour garantir l’ancrage concret au quotidien.

Yann : Absolument. En plaçant les situations de travail réelles au cœur du dispositif plutôt que comme de simples objectifs pédagogiques, ces parcours hybrides opèrent un véritable changement de paradigme. Cette alchimie entre individualisation sur le terrain et dynamique collective génère des résultats supérieurs, tout en réduisant drastiquement le temps passé hors poste de travail.

L’AFEST concerne aussi les métiers et compétences “transverses” et évidemment toujours les métiers et compétences techniques. Dans tous les cas, on a besoin pour l’ingénierie d’un “référent(e) AFEST”. Vous souhaitez nous parler de vos projets ? Contactez-nous  formation@c-campus.fr