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Le point sur la FEST #3 : Trois approches possibles en formation en situation de travail

Nous terminons notre 1ère série d’articles sur la FEST (Formation en Situation de Travail) en abordant la question des 3 approches possibles pour réussir sa mise en œuvre.
Il existe depuis longtemps de multiples pratiques de formation informelles « au poste de travail » dans les entreprises. Dans le courant de l’année 2017, éclairés par l’expérimentation FEST en cours, les pouvoirs publics par le biais de la DGEFP devraient progressivement se positionner sur celles qui peuvent relever de la formation professionnelle (et donc revêtir un caractère libératoire par rapport à l’obligation de former…) et celles qui ne pourront toujours pas entrer dans la définition de l’action de formation.

Quoi qu’il en soit, nous avons repéré 3 grandes approches ou typologies pour la future FEST. Elles présentent chacune des avantages mais supposent également des conditions.
Même si elles ne répondent pas à la redéfinition de l’action de formation, ces pratiques perdureront car elles répondent aussi à des problématiques de transmission ou de montée en compétences dans les entreprises.

La FEST façon « Tutorat revisité »

L’approche la plus classique en FEST consiste à accompagner et former l’apprenant en situation de travail. Des professionnels forment un – des apprenant(s) directement au poste de travail. Ils utilisent pour cela des techniques pédagogiques proches du tutorat, complémentaires de celles utilisées par les formateurs en salle ou permettant de relayer un apprentissage « théorique » en digital learning.

Pour aller plus loin sur le tutorat, lire l’interview de Elodie Lombardo, directrice du développement et des relations entreprises de l’AFDAS – cliquez ici.

La FEST façon « Learning by doing »

Une approche plus responsabilisante pour l’apprenant est de rendre certaines de ses situations de travail « apprenantes ». Il s’agit de créer certaines conditions pédagogiques (pas de pression sur la « production », droit à l’essai, droit à l’erreur, droit à l’expérimentation et briefing/débriefing avant et après coup) pour que le travail soit « formateur ». En ce cas, l’apprenant peut apprendre, s’exercer, progresser seul tout en travaillant, à condition qu’un « remédiateur » (tuteur, référent, manager…) l’amène à adopter une posture « d’expérimentation » au sens de Célestin Freinet,

Pour en savoir plus sur le tâtonnement expérimental de Célestin Freinet – cliquez ici.

La FEST façon « Analyse de pratique »

Enfin la 3ème stratégie consiste à rendre l’apprenant conscient de ce qu’il a appris en travaillant, sans qu’il s’en soit rendu compte. Concrètement, le référent, tuteur, formateur (ou le manager) exploite certaines situations particulières vécues, certains évènements professionnels de l’apprenant et lui en fait tirer des enseignements, tout simplement en structurant rétrospectivement un questionnement sur sa pratique professionnelle.

Pour aller plus loin… voir l’article de Henri Boudreault Professeur à l’Université du Québec – cliquez ici.
Et aussi, un site spécialisé sur l’analyse de pratique – cliquez ici.